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mercredi, mai 23, 2007

Mister Flower Power Fever.

Je craque, je n'en peux plus. Ce n'est pas du harcèlement, c'est pire. Il est partout. Tout le temps. Lui. Carl von Linné. L'enfant chéri d'Uppsala.

Surtout cette semaine. Avec l'apothéose hier pour son anniversaire. 300 ans, dont 229 de mort. Fallait fêter ça.

Et pour le coup, ils lui ont même trouvé un surnom détonant, les marketeux suédois: Mister Flower Power... Ils auraient mieux fait d'aller piquer un jeu de mot dans la masse de ceux disponibles dans l'article de Fred.

Linné, avant, ça n'était pas grand chose pour moi. C'était juste une rue derrière le Jardin des Plantes. Une toute courte, qui ne paye pas de mine. Quelque chose de mineur en somme.

Puis on arrive en Suède. Et on remarque que le bonhomme figure sur le billet de 100 couronnes, au recto de la grosse abeille. On s'imagine alors que soit les Suédois vénèrent les producteurs de miel, soit ce brave Linné est un peu plus qu'un épingleur de marguerites.



Et puis ce fut la honte, lors de la première visite guidée d'Uppsala. Une impression à peu près similaire à celle que peut ressentir celui qui vient de demander à un Anglais qui était donc cette Diana là.

Partout son nom s'étale: le sentier de Linné, le jardin de Linné, les bullar de Linné, et depuis peu les bus de Linné...


Et la propagande va en s'intensifiant. Tout y passe: des affiches dans la ville aux briques de lait, en passant par le sermon du pasteur à Pâques, à la gloire partagée de Dieu et de Linné.


Ils ont même redécoré le centre ville. Pelouse et petites fleurs. 300 bacs pleins de pensées et de coeurs de Marie. Mais ça, j'aime, c'est la vraie bonne idée.

Enfin bonne nouvelle, je viens de vérifier, les jubilés Celsius, Rudbeck et Hammarskjöld sont déjà passés...

La Marche de l'Empereur.

Ils l'avaient fait tout beau, le jardin de l'Université: des tulipes, des drapeaux, de la police partout et des scouts au garde-à-vous.

L'attente commence. Les forces de l'ordre se multiplient. Les spectateurs aussi.
- 10h30. Il devrait être là, il n'y est pas.
- On approche de 11h, les scouts s'impatientent. Je commence à comprendre pourquoi je suis républicaine.
-11h15. Au moment où je m'apprête à saisir l'intérêt de la guillotine, une clameur s'élève. Les drapeaux des unions étudiantes apparaissent, enfin. J'étais à deux doigts du régicide.

Arrivent ceux que nous attendons tous. Présentation.

D'abord vient un monsieur en pingouin et chapeau haut de forme, avec une baguette de majorette, mais ce n'est qu'un pingouin avec chapeau et bâton de majorette.
Derrière lui se présente notre Recteur le Magnifique (Rector Magnificus). Et puis Charlie, officiellement Carl Gustav, 16e du nom. Plus loin, la reine Silvia, la princesse héritière Victoria et Madame la femme de l'Empereur du Japon.
Le dit Imperator, doté d'une taille de Président de la République, est malheureusement caché par le grand pingouin du premier plan.


Ils remontent l'allée du jardin d'un pas lent et solennel. Ils sont à trois mètres. Un instant, je pense crier "à l'échafaud", petit hommage à leurs loitaines racines françaises. La présence d'un officier de police à 1 mètre m'en dissuade finalement. Charlie n'a pas l'air de s'amuser follement. Les spectateurs japonais, eux, sont en transe.

Suit un long défilé de messieurs en costumes et de dames en tailleurs. Certains osent un petit geste de main vers la foule, ils doivent être connus. La longue marche des pingouins s'éternise. Nous décidons de rentrer.

En une semaine, le roi et un élan. Je peux partir en paix.

mardi, mai 15, 2007

Marie II, le retour.

Au fin, fin fond de la cathédrale d'Uppsala, on croise parfois, lors de la conjonction des nuits de pleine lune et des grandes marées du Fyrisån, de bien étranges créatures...

Le teint blême, le regard fixe, mortellement impassible, la Vraiment Très Sainte et Parfaitement Vierge Marie attend.
(Oui, j'en fais peut-être un peu beaucoup. Mais par les temps et le pape qui courent, c'est si facile de se faire excommunier...)


Enfin, c'est un peu la version actualisée de la Sainte Vierge, très XXIe siècle, très RMI et ASSEDIC, la petite mère Marie.

Mais, me direz-vous, pourquoi revient-elle (la statue s'appelle réellement Återkomsten: le retour), si ce n'est pour vivre en parasite des prestations sociales payées par les bonnes gens qui se lèvent tôt; et faire des enfants intermittents du spectacle? Mais si, vous savez bien, son fils... Celui qui aimait tellement la Cène qu'il a fini cloué sur les planches...

En réalité si elle revient, c'est pour protester contre son expulsion, acte innommable à l'encontre d'une pauvre fille-mère immigrée, au profit des grands et des puissants...

En effet, (et on va arrêter là avec les blasphèmes...) le grand roi Gustav Vasa fut enterré dans une chapelle dédiée en premier lieu à la Vierge Marie. Alors, elle revint. Et depuis, pour se venger, elle fait frissonner tous les pauvres fidèles de passage...

Y avait qu'à pas emmerder la Mère de Dieu.

(Précisons: ceci n'est en aucun cas un pamphlet contre quoi ou qui que ce soit...)

mercredi, mai 02, 2007

Valborg: étape 5.

Nous décidons de marcher jusqu'à Gamla Uppsala. Finalement, quand il n'y a pas un mètre de neige et sans les raccourcis douteux par la forêt, c'est plutôt rapide. Un peu tour à la "je suis un touriste et je fais semblant que ce n'est pas ma 7e venue ici"... Oh comme c'est joli! C'est vrai c'est toujours aussi sympa comme endroit, même si pour l'instant le bûcher fait un peu verrue sur le nez des rois svears. (qui, je le rappelle, ne sont certainement pas sous les tumuli mais on fera comme si pour les besoins de la cause...)


Pour patienter jusqu'à 20h, début des festivités, et pour calmer notre faim naissante, nous mettons à profit l'ingéniosité suédoise. A défaut d'être très écologique, cette petite chose, l'engångsgrill (comprenez: barbecue à usage unique) est bien pratique. Vous enflammez le tissu blanc, puis attendez 25 minutes que les braises se forment. Vous pouvez alors tester avec plus ou moins de bonheur les différentes sortes de saucisses suédoises achetées un peu au petit bonheur la chance et pour l'occasion.


Nous éteignons ensuite la chose et je commence à regretter d'avoir oublié mes gants et ma bouillote de poche. Et aussi d'avoir changé la veille mes semelles isolantes de chaussures. (De celles que je porte vers d'autres évidemment, sinon ce ne serait pas marrant...) Pour me réchauffer, j'entame une danse traditionnelle à base de battements de pieds en rythme. Plusieurs autochtones font de même. On sent l'ancrage profond de la chose dans la culture locale.

20 heures: un choeur se met à chanter dans le vent, le froid et leurs panoplies hivernales complètes (anorak-mouffles-bonnet) des chorals à la gloire du printemps, et que c'est vraiment chouette les jolies fleurs, le beau soleil et les petits oiseaux. Je perds le contact avec mes orteils. Puis, vient un petit discours sur Linné (bien évidemment) que je comprends presque. Et ça rechante, et 4 "Hurra" pour le printemps! Hurra! Hurra! Hurra! Hurra!


Au moment de l'allumage, je ne suis pas loin de l'amputation des membres inférieurs. Je continue ma danse païenne. Et puis ça se met à brûler. Un peu...


Beaucoup...


Passionnément... Non pardon, très beaucoup. La plupart des familles (oui le public est familial, nous sommes très peu d'étudiants) est finalement partie. Nous nous retrouvons à quelques dizaines, dont pas mal d'étudiants, autour du feu. Mes orteils sont sauvés. Pour fêter cela, nous entonnons "Vent frais, vent du matin" en canon et en 3 langues: français, allemand, italien... C'est fou ce qu'on apprend les nuits de Walpurgis!


Nous restons là encore quelques temps à rigoler, chanter et raconter n'importe quoi avant de reprendre le bus pour Flogsta... Nous arrivons le premier mai.

Valborg: étape 4.

Nous partons pour Carolinabacken, l'artère allant de la bibliothèque Carolina Rediviva et la grand place, Stora Torget. Nous sommes un peu en avance, nous écoutons une fanfare d'étudiants chanter faux et fort des chansons plus ou moins traditionnelles, de "bra vibrationer" (cette chanson me poursuit) à "våren har kommit" , le printemps est arrivé... Le Rektor Magnificus aussi, entre temps...


Cet homme cependant gagne à l'applaudimètre. Après quelques recherches, il semblerait que ce soit Martin H:son Holmdahl, un ancien recteur de l'Université.


A 15 heures précises (le recteur -le monsieur à la barbe blanche- vérifie sa montre plusieurs fois), le signal est donné pour le mösspåtagning. Les Suédois agitent alors le bonnet blanc d'étudiant, studentmössa, qu'il reçoivent à la sortie du lycée (auparavant, à l'entrée de l'université)...



Carolinabacken est pour l'occasion remplie jusqu'à Stora Torget. C'est assez impressionnant...

photo: Anna

Puis les étudiants (beaucoup d'adultes participent à cette phase du Sista April) se ruent vers les nations pour un Champagnegalopp: une petite sauterie d'une à deux heures où les étudiants déjà bien joyeux s'arrosent de Champagne et s'enivrent un peu plus...
Enfin, certains y vont, mais les places sont limitées. Nous décidons de ne pas faire la queue, de ne pas nous faire asperger et d'aller à la place écouter l'orchestre de jazz à Norrlands Nation, puis d'aller prendre un bon capuccino au Café Linné, avant de partir pour Gamla Uppsala, où nous finirons la soirée...


Valborg: étape 3.

Sill-lunch à Ekonomikum.

Nous suivons la foule...


Direction, le parc de l'ekonomikum pour un déjeuner, avec comme son nom l'indique, du hareng. Parce que c'est comme ça. Nous sommes serrés comme des sardines.
Le principe du rassemblement est simple: tu rencontreras la moitié des gens de ta connaissance, mais tu seras incapable de trouver les gens avec lesquels tu as rendez-vous. Evidemment le réseau téléphonique est surchargé, et de toute manière quand la mise en communication se fait, on ne s'entend pas.


Nous mangeons donc quelques morceaux d'inlagd sill sur un lointain fond sonore de musique. Comme d'habitude à Uppsala, je finis par parler français à la demande de francophones de tous horizons, au grand désespoir d'un hollandais de passage.


Le repas fini, nous ne nous attardons pas, l'intérêt du lieu est assez limité en fait. Au passage, nous nous interrogeons sur le manque de poubelles. Certes quelques grandes bennes ont été disposées près des issues, mais je pense qu'ils auraient mieux fait de mettre un sac poubelle tous les 5 mètres. Histoire d'éviter les lendemains qui déchantent. Comme celui-là. Je dois avouer que cette image me révolte un peu.

source photo: Uppsala Nya Tidning

Suite au prochain épisode...

mardi, mai 01, 2007

Valborg: étapes 1 et 2.

Etape 1: Sektfrukost.

Enfin il nous faut d'abord passer l'épreuve n°1: se lever à 7h30 quand on s'est couché quelques heures auparavant. Soudain la perspective d'aller passer trois heures debout dans le vent à regarder des gugusses dans des bâteaux de polystyrène semble un peu moins attrayante. Heureusement ces mauvaises pensées s'en vont bien vite avec l'eau de la douche. Premier petit déjeuner dans le salon à base de tarte à la myrtille maison. Et direction le centre ville, les sacs lestés de nourriture et de boisson pour la journée entière.


Nous trouvons une place assez haut sur la rivière. Devant la foule qui se presse au niveau de Gamla Torget, nous décidons de nous en contenter. Pour l'instant. Et puis vient le traditionnel Sektfrukost: petit déjeuner au champagne. A 8 heures du matin, on aurait certainement préféré un bon café ou un chocolat chaud mais bon... Accessoirement, personne ne fait réellement un Champagnefrukost. Nous sommes étudiants ET nous sommes en Suède, mais Mosserandefrukost ça sonne tout de suite moins bien... Cependant tout le monde boit du mousseux.


Etape 2: Forsränning sur le Fyrisån.

Le principe: les étudiants de différentes facultés d'Uppsala et du reste de la Suède construisent des sortes de caisses à savon avec lesquelles ils espèrent pouvoir descendre la rivière. Les bateaux se révèlent en général assez friables et plutôt submersibles...

10h: les premiers bateaux arrivent. A l'endroit où nous sommes, rien d'extraordinaire ne se produit hormis quelques tentatives d'éperonnage (dont celle, honteuse, d'un pseudo panzer sur la pacifique réplique de Linnés Hammarby) et quelques jets de bombes à eau.
Les thèmes sont assez variés: des schtroumphs à la bouteille de champagne géante, en passant par Moby Dick et une réplique de Marie Curie. On remarquera cependant deux Forsmark (la fameuse centrale nucléaire située à une centaine de kilomètres d'Uppsala, qui s'est rappelée cet été aux bons souvenirs des Suédois par un incident qui aurait pu dégénérer, et aussi par le taux d'alcolémie de ses employés...); un certain penchant pour les bâtiments militaires, et de nombreux hommages à Carl von Linné.




Après quelques temps, nous nous déplaçons vers la première chute du parcours en face de l'Upplandsmuseet. Foule. Mais avec un peu de patience et de psychologie, (conseil: se placer derrière le gars qui hurle à qui veut l'entendre qu'il meurt de froid est une bonne idée) on se retrouve idéalement placé pour admirer les passages plus ou moins acrobatiques de l'obstacle...

Là, on voit de tout: des désintégrations totales, des raffiots qui survivent mais envoient tout le monde au bain, des renversements spectaculaires... Bon, bien évidemment il y a ceux pour lesquels cela passe comme une lettre à la poste. Mais c'est beaucoup moins drôle.


A midi, tous les bateaux sont passés. Lunch et reste de la journée à suivre...

crédits photo: Anna, Tiers et Bibi...


mercredi, avril 11, 2007

Couleurs à wall-onté.


"Sun is shining, the weather is sweet..."
Bonne journée!

jeudi, mars 15, 2007

Un an printemps un chemin...

... qui part derrière Flogsta, on se dirige vers Berthåga. Message qui aurait tout aussi bien pu s'appeler "Maman, les petits oiseaux" et/ou rentrer dans une catégorie "Être mort à Uppsala avec vue sur Flogsta".



Mais il n'y a rien de moins morbide que le nouveau cimetière d'Uppsala, puisque c'est ce dont il s'agit. Surtout qu'il est pour le moment quasiment vide. Ca et là, un îlot de pierres au milieu là de la prairie, là du sous-bois...


Avec vue sur Flogsta, le Château, la Cathédrale selon les endroits.


Et surmontant le tout cette tour métallique à deux cloches. On m'a dit qu'elles sonnaient dans un ordre spécifique selon le sexe du défunt. Je n'ai pas trouvé de confirmation.


En attendant je n'ai jamais entendu de cloche sonner depuis Flogsta...

mardi, mars 13, 2007

Ô temps ! Suspends ton vol...




Excursion au lac Mälar.

J'avais juste envie de garder les couleurs pour moi...

mercredi, mars 07, 2007

Talking about a resolution...

On dirait qu'il y a eu comme une baisse d'activité certaine sur ce blog la semaine dernière. Non pas que les idées manquaient, bien au contraire... Simplement elles semblent apparaître par paquets de douze au moment où le temps se met sérieusement à manquer...


Un certain nombre d'organisations estudiantines d'Uppsala organisaient en effet le premier Uppsala Model United Nations. UMUN en bref, à prononcer comme vous voulez. Le principe: on fait comme si.
Comme si on était les personnes les plus puissantes de la planète. Comme si on notre salle de travail était un hémicycle. Comme si on allait réellement trouver une solution aux problèmes de l'Afghanistan.

Et pour s'y croire un peu plus on se déguise tous en pingouins, on apprend plus ou moins bien les 7 pages de règles de procédures, et on s'adresse les uns aux autres avec des formules préconçues et empoulées. Et on respecte notre très honorable président et son marteau.


Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, on en arrive à faire comme les grands. Les menaces au veto, les arrangements peu scrupuleux, les alliances contre nature, et bien entendu l'obstruction parlementaire (filibuster et tout et tout).


Au final, une résolution en demi-teinte avec quelques bonnes idées, beaucoup de stress et de fatigue, et une expérience vraiment passionnante. Avec en prime, une vision encore un peu plus désillusionnée de la diplomatie et des ronds de jambe...

Pour les intéressés, l'Université de Lund organise un MUN l'automne prochain.

Les photos présentent l'intérieur de Universitethuset, où se tenait la conférence.
Il y aura même pu y avoir quelques photos du -magnifique- grand amphi,
si mon chargeur de batteries n'avait pas choisi ce WE pour défunter...

vendredi, février 09, 2007

Café Tricolore/ Kaffe Tre Kronor?

Question d'un visiteur africain: "Qu'y a-t-il à Uppsala?"
Réponse des Suédois: "L'Université. Et aussi un torréfacteur." C'est à dire dans un certain quartier, une odeur de café...

Et comble du délice, il y a même un Lindkvall made in Uppsala mention spéciale "Café au lait" (en français dans le texte).


Bref, une bonne occasion de boire un autentiskt Café au lait, préparé avec un café moulu Tricolore tout suédois et une French Press on ne peut plus danoise...

dimanche, février 04, 2007

Humour estudiantin.

Vu à Döbelnsgatan, résidence étudiante 100% internationale d'Uppsala.


As-tu vu quelqu'un vendre de l'alcool à des jeunes? Appelle (barré: la police au 114-14) Döbelnsgatan 2AB au 46- (bah oui j'ai effacé le numéro...) et raconte ce que tu sais.

(Rappelons que la vente d'alcool est un monopole d'Etat en Suède, et que toute personne agée de moins de 20 ans ne peut "légalement" pas se procurer de breuvages avec un taux d'alcool supérieur à 3,5%)

dimanche, janvier 21, 2007

Kheops, Kephren et Mykerinos.


GAMLA UPPSALA. La légende est la même que pour les pharaons, la réalité un peu plus floue. Ceci est soit disant le coeur historique du pays, les premiers rois svear étant censés reposer sous ces monticules.
Seul -léger- problème, rapidement mis au jour par une visite guidée et un tour au (petit) musée du site, il n'y a pas de sources littéraires -hormis l'histoire d'un gars qui l'avait entendue d'un autre gars qui un jour parla à un troisième bonhomme qui un jour était venu en Suède-, pas de matériel archéologique, bref nulle trace de nos bons rois.
On excava, creusa, re-creusa, avec pour tout résultat (outre un beau bordel et un gros trou) assez de "découvertes" pour remplir un dé à coudre. Que vous pourrez admirez dans le (vraiment pas très grand et pas très fourni) musée.

Bref on pourrait presque se demander ce qu'on fait là. Mais:

1- On a bien marché 3 bonnes heures dans la neige et la forêt pour en arriver là (pas vraiment en ligne droite, certes. Et ceci pas exactement volontairement non plus...). Alors on est content d'être enfin là.
2- C'est moins loin que l'Egypte quand on part de Flogsta.
3- Il est rarement possible de descendre en luge ou en snowboard les pentes des pyramides.
4- Il y a un petit café, bien placé là, parfait pour un fika. (NB: Le chocolat chaud est servi dans un verre -aaaargh- et le morotskaka n'est pas le meilleur qui soit...)
5- C'est quand même bien sympa...


Vous en déduirez, j'espère, que la neige est enfin là...

dimanche, janvier 14, 2007

Mets tes hauts. Et de préférence bien chauds.


Enfin... (Il paraît d'ailleurs que c'est une tempête!)

mardi, décembre 19, 2006

Värme för kalla rumpor!

Trop forts ces Suédois! Voici un abribus dans St Olofsgatan.


Appuie ici si tu gèles...


Et sur le banc (chauffant!): Chaleur pour derrières froids...


Testé et approuvé!

jeudi, décembre 07, 2006

Suède: Scandale du travail précaire.


Contrat à Durée Très Très Déterminée, même! Je dois toutefois avouer que j'ai ma petite préférence...

(En cas de myopie ou de non-suédophonie:
il s'agit d'une page du journal local proposant d'élire le Père Noël d'Uppsala)

mardi, novembre 21, 2006

Et nous chantâmes...

Un soir de novembre, tandis qu'un froid humide s'abattait sur la ville, nos coeurs et nos chaussettes, un évènement heureux se préparait, au fond d'une cour que de hauts bâtiments dissimulaient. Un mythe allait s'offrir à nos yeux, un objet légendaire, un Graal.

ETT SMÖRGÅSBORD

(èt smeurgossboud, dit comme ça c'est moins sexy tout de suite...)
(une table à sandwich en traduction littérale, là ça ne fait carrément plus rêver)
(en fait plein de plats autres que des club-sandwichs sur une table, retour à la réalité)

Là vous me dites: "Mais je connais; c'est Flunch". ERREUR. Ce n'est pas comme le buffet à volonté de chez Flunch, c'est beaucoup mieux.

POURQUOI?

1- Parce que chez Flunch, on n'a pas vraiment le droit de chanter à pleins poumons des odes à l'alcool en suédois (ou en phonétique), qui plus est sur l'air de l'Internationale. Enfin, peut-être est-ce permis. Toujours est-il que je ne me suis jamais sentie d'essayer.

2- Chez Flunch, on ne vous remet pas un petit dépliant pour vous expliquer comment faire la queue autour de la (du?) smörgåsbord. Ca dit que faire demi-tour, même pour choper un rab de hareng, n'est pas envisageable. Remarquer ici qu'ils ne disent pas "est interdit", c'est juste "not an option". La Suède, quoi!

3- Il ne m'a jamais semblé que quand n'importe quel péquin disait un mot tout haut, on se sentît obliger de l'honorer par une chanson à boire, à laquelle il répond en chantant -et en buvant-. Et comme il nous a répondu, nous sommes bien contents, et pour le prouver, rien de tel qu'une petite gorgée. Skål.

4- Le buffet de gare n'est pas souvent interrompu par une bande de gugusses déguisés en blondes qui viennent se foutre de leur propre tête. Pas ceux que je fréquente en tout cas.

5- Il semblerait assez inconvenant de se ruer sur les verre de snaps/vin/bière de la tablée d'à côté et de les descendre cul sec après avoir hurlé "Tjuuuuuuv skål" en tambourinant de tout son corps sur la table.

6- Et surtout, surtout, parce que Flunch ça ne sera jamais aussi bon que ça:



Et comme si ça ne suffisait pas: un petit punsch, une chanson "...inga sorger finnas mer, när punschen vi får!", et un fika:


Où on commence sérieusement à apprécier la vie d'étudiant à Uppsala...